Comparateur de statuts freelance 2026

Choisir entre micro-entreprise ou SASU, arbitrer entre micro vs portage salarial, ou explorer l'EI au réel : c'est la décision la plus structurante pour un indépendant. Ce comparatif statuts freelance vous permet de visualiser côte à côte les quatre grands régimes disponibles en France. Entrez votre chiffre d'affaires prévisionnel et découvrez, en temps réel, le revenu net, les cotisations sociales, le montant d'impôt, la couverture retraite et l'accès au chômage pour chaque statut. Tous les taux appliqués sont ceux officiellement en vigueur en 2026 (URSSAF, LFSS, barème IR). Le simulateur est 100 % gratuit, sans inscription, et mis à jour à chaque changement réglementaire.

Taux 2026 officiels URSSAFCalculs transparents et vérifiables1 000+ simulations réalisées
Recommandé

Pour votre profil, le statut optimal est

Micro-entreprise

La micro-entreprise offre le meilleur revenu net immédiat (4 380 €/mois) grâce à des cotisations réduites et une gestion ultra-simple.

€ / an
10 000 €200 000 €

soit 6 000 € / mois

Loyer, matériel, assurances, comptable, déplacements…

€ / an
0 €50 000 €

1 part fiscale

€ / an

Tableau comparatif détaillé

Micro-entrepriseTopEI au réelSASUPortage salarial
Revenu net annuel52 555 €32 245 €32 752 €33 129 €
Revenu net mensuel4 380 €2 687 €2 729 €2 761 €
Cotisations sociales15 480 €29 700 €30 497 €35 980 €
Impôt sur le revenu3 965 €4 055 €2 751 €2 891 €
Taux prélèvement27,0 %55,2 %54,5 %54,0 %
Retraite
Chômage (ARE)NonNonOuiOui
Déduction chargesNonOuiOuiOui
Complexité admin
Protection patrimoineNonNonOuiOui
TVA récupérableNonOuiOuiOui
CA dépasse le seuil de franchise TVA

Taux 2026. Micro = services BIC. EI/SASU = 100% rémunération. Portage = 7% frais gestion. IR avec quotient familial. Estimations simplifiées à adapter à votre situation.

3 cas concrets pour comprendre les écarts

Cas 1 : freelance graphiste, 30 000 € de CA annuel

Avec un chiffre d'affaires modeste, la micro-entreprise est quasi imbattable. Les cotisations s'élèvent à environ 7 680 € (25,6 % BNC), l'impôt sur le revenu est faible grâce à l'abattement de 34 %, et le revenu net avoisine 20 000 €. En portage salarial, le même CA laisse un net d'environ 14 000 à 15 000 € apres déduction des frais de gestion et charges patronales/salariales. La SASU, avec ses charges de ~67 % sur la rémunération, est le statut le moins avantageux à ce niveau de CA. L'EI au réel n'a pas d'intérêt ici sauf si vos charges professionnelles dépassent 10 200 € par an (34 % du CA).

Cas 2 : consultant IT, 60 000 € de CA annuel

À ce niveau, la micro reste en tête mais les écarts se resserrent. Le revenu net en micro tourne autour de 37 000 à 40 000 €(selon le TMI et le versement libératoire). Le portage salarial offre environ 28 000 à 32 000 € de net mais avec l'assurance chômage ARE et la retraite cadre Agirc-Arrco. La SASU, en rémunération pure, tombe à environ 27 000 € de net, mais la stratégie mixte rémunération + dividendes commence à devenir pertinente. L'EI au réel peut surpasser la micro si vos charges réelles dépassent 20 400 € (34 % du CA). C'est souvent le cas pour les consultants ayant un bureau, du matériel coûteux et des déplacements fréquents.

Cas 3 : expert senior, 120 000 € de CA annuel

Au-delà du plafond micro (77 700 € en services), la micro n'est plus une option. La SASU avec optimisation dividendes devient la star : en ne vous versant qu'un salaire modéré (40 000 € brut) et en distribuant le reste en dividendes (flat tax 30 %), vous pouvez atteindre un net d'environ 72 000 à 78 000 €. L'EI au réel, avec des cotisations SSI d'environ 45 % sur le bénéfice, laisse un net de 55 000 à 62 000 € selon vos charges. Le portage salarial offre un net de 55 000 à 60 000 € avec une couverture sociale maximale. Le choix dépend alors de vos priorités : optimisation fiscale (SASU), simplicité (EI réel), ou sécurité (portage).

Comment interpréter votre résultat

Le tableau comparatif affiche plusieurs indicateurs pour chaque statut. Voici comment les lire pour prendre la bonne décision.

Revenu net : le critère le plus visible mais pas le seul

Le revenu net après impôt est ce qui arrive sur votre compte bancaire. C'est le critère le plus intuitif, mais il ne raconte pas toute l'histoire. Un statut avec un net plus faible peut inclure une assurance chômage, une retraite cadre et une mutuelle obligatoire dont la valeur représente 5 000 à 15 000 € par an. Comparez le net « brut de protection » plutôt que le net seul.

Cotisations sociales : un coût ou un investissement ?

Les cotisations ne sont pas de l'argent perdu. Elles financent votre retraite, votre couverture maladie, et (en portage/SASU) votre chômage. Un freelance en micro qui paie 21,2 % de cotisations valide moins de trimestres retraite qu'un porté qui en paie 45 %. Sur 20 ans de carrière indépendante, l'écart de pension peut atteindre 500 à 1 000 € par mois à la retraite.

Complexité administrative

La micro-entreprise et le portage sont les statuts les plus simples : pas de comptabilité obligatoire en micro, pas de gestion administrative en portage. La SASU nécessite un expert-comptable (1 500 à 3 000 €/an), une assemblée générale annuelle, des bulletins de paie, et des déclarations sociales mensuelles. L'EI au réel exige un bilan comptable complet. Intégrez ce coût en temps et en argent dans votre comparaison.

Pour qui ce simulateur est utile

  • Futur freelance en sortie de CDI : vous hésitez entre créer une micro-entreprise ou une SASU pour conserver vos droits ARE ? Le comparateur vous montre l'impact financier réel de chaque option. Consultez aussi notre simulateur chômage freelance pour estimer vos allocations.
  • Auto-entrepreneur proche du plafond : votre CA approche 77 700 € et vous devez choisir votre prochain statut. Le comparateur vous aide à arbitrer entre EI au réel, SASU et portage en fonction de vos charges réelles et de vos priorités sociales.
  • Consultant en portage qui se demande si la micro serait plus rentable : vous payez des frais de gestion et des charges élevées, mais vous appréciez la couverture sociale. Le tableau chiffré vous permet de mesurer l'écart exact et de décider en connaissance de cause.
  • Freelance expérimenté en micro qui veut optimiser : la SASU avec dividendes ou l'EI au réel pourraient vous faire gagner plusieurs milliers d'euros par an. Entrez vos chiffres réels pour le vérifier.
  • Expert-comptable ou conseiller en création d'entreprise : utilisez le comparateur comme outil pédagogique pour montrer à vos clients les différences concrètes entre statuts.

Quel que soit votre profil, pensez à compléter cette analyse avec le simulateur TJM pour relier votre tarif journalier à votre revenu net, et le simulateur micro-entreprise pour un calcul détaillé avec ACRE et versement libératoire.

Hypothèses de calcul et sources

Dernière mise à jour :

Sources officielles

  • URSSAF -- Taux de cotisations 2026 (micro-entreprise, SSI, assimilé salarié)
  • Service-Public.fr -- Barèmes et seuils micro-entreprise 2026
  • Code Général des Impôts (CGI) -- Barème IR 2026, flat tax (PFU 30 %)
  • LFSS 2026 -- Loi de Financement de la Sécurité Sociale
  • PEPS Syndicat -- Convention collective du portage salarial

Hypothèses retenues

  • Prestation de services BNC (profession libérale non réglementée)
  • Personne célibataire sans enfant, pas d’autres revenus
  • Cotisations sociales aux taux pleins (hors ACRE)
  • SASU : rémunération 100 % salaire brut (pas de dividendes)
  • Portage salarial : frais de gestion 7 %, pas de frais professionnels déclarés
  • EI au réel : charges professionnelles estimées à 10 % du CA

Ce que le simulateur ne prend pas en compte

  • Dividendes SASU et optimisation IS non simulés dans le mode par défaut
  • Frais professionnels réels non pris en compte (portage, EI)
  • CFE, assurance RC Pro et mutuelle non inclus
  • TVA non simulée (neutre en B2B, impact en B2C)

Consulter notre méthodologie complète

Questions fréquentes sur le choix de statut freelance

Micro-entreprise ou SASU : quel est le plus rentable ?+
La micro-entreprise offre un meilleur revenu net immédiat dans la majorité des cas, grâce à des cotisations plus faibles (21,2 % vs ~67 % en SASU pour les charges totales). Cependant, la SASU permet de déduire les charges réelles et offre la couverture chômage (si pas de rémunération). Pour un CA de 60 000 euros sans charges significatives, la micro génère environ 15 à 20 % de net en plus.
Quelle est la différence entre micro-entreprise et EI au réel ?+
Les deux sont des entreprises individuelles. La micro applique un abattement forfaitaire (34 à 71 % selon l'activité) et un taux fixe de cotisations. L'EI au réel déduit les charges réelles et calcule les cotisations sur le bénéfice. L'EI au réel est plus avantageuse quand vos charges réelles dépassent l'abattement forfaitaire de la micro (plus de 34 % du CA en BNC, 50 % en BIC).
Le portage salarial est-il plus cher que la micro-entreprise ?+
Oui, le portage salarial coûte environ 15 à 25 % de plus en prélèvements totaux. Mais il inclut l'assurance chômage (ARE), la retraite cadre, la mutuelle collective et la prévoyance. Le coût supplémentaire correspond à la valeur de cette protection sociale. Pour un CA de 80 000 euros, l'écart est d'environ 12 000 à 18 000 euros par an.
Quand la SASU devient-elle intéressante pour un freelance ?+
La SASU devient intéressante dans trois cas : (1) vous voulez l'assurance chômage (ne pas vous verser de rémunération), (2) vos charges sont élevées (> 34 % du CA), (3) vous souhaitez optimiser via les dividendes (soumis à la flat tax de 30 %). Pour les CA supérieurs à 80-100 000 euros, la SASU avec dividendes peut surpasser la micro-entreprise.
Peut-on changer de statut facilement ?+
La micro-entreprise peut être convertie en EI au réel en optant pour le régime réel auprès des impôts (avant le 1er février). Passer de l'EI à la SASU nécessite de créer une société (environ 500 à 1 000 euros de frais). Le portage ne nécessite aucune création : vous signez un contrat de travail avec la société de portage. Globalement, il est facile de commencer en micro et d'évoluer ensuite.
Quel statut choisir pour maximiser la retraite ?+
La SASU et le portage salarial offrent la meilleure retraite, car vous cotisez au régime Agirc-Arrco (cadre). La micro-entreprise offre la retraite de base mais très peu de complémentaire. L'EI au réel cotise au SSI qui offre une retraite intermédiaire. En SASU, pour un brut de 5 000 euros par mois, vos droits retraite sont environ 2 à 3 fois supérieurs à la micro.
Quel statut pour avoir le chômage en freelance ?+
Seuls deux statuts permettent l'assurance chômage : (1) le portage salarial (vous êtes salarié, donc automatiquement couvert), et (2) la SASU sans rémunération (vous gardez vos droits ARE). En micro-entreprise et en EI au réel, vous n'avez pas droit à l'ARE. L'ATI (Allocation des Travailleurs Indépendants) existe mais ses conditions sont très restrictives (800 euros par mois pendant 6 mois maximum).
Quel est le plafond de chiffre d'affaires en micro-entreprise ?+
En 2026, les plafonds micro sont de 188 700 euros pour la vente de marchandises et 77 700 euros pour les prestations de services. Au-delà de ces seuils pendant 2 années consécutives, vous basculez automatiquement en EI au réel. Attention : les seuils de franchise TVA sont différents et plus bas (37 500 euros en services, 85 000 euros en vente).
Comment sont calculées les cotisations en SASU ?+
En SASU, le président est assimilé salarié. Les charges patronales représentent environ 45 % du salaire brut (maladie, retraite, chômage, prévoyance). Les charges salariales représentent environ 22 % du brut (CSG-CRDS, retraite complémentaire). Au total, pour 100 euros de coût employeur, environ 52 euros arrivent en net avant IR. C'est le statut le plus taxé mais avec la meilleure protection.
La TVA est-elle un avantage ou un inconvénient ?+
Si vos clients sont des entreprises (B2B), la TVA est neutre voire avantageuse : vous récupérez la TVA sur vos achats et vos clients la déduisent de leur côté. Si vos clients sont des particuliers (B2C), la TVA renchérit vos prix de 20 %. La franchise de TVA en micro-entreprise est un avantage en B2C (pas de TVA à facturer) mais un inconvénient en B2B (pas de récupération sur les achats).

Micro-entreprise, EI, SASU ou portage : tout ce qu'il faut savoir en 2026

Le choix du statut : la décision la plus structurante pour un freelance

En France, un travailleur indépendant peut exercer sous quatre grands statuts juridiques. Chacun a ses propres règles de cotisations sociales, de fiscalité, de protection sociale et de gestion administrative. Le choix du bon statut peut représenter une différence de 10 000 à 25 000 € par an sur votre revenu net — et impacter votre couverture retraite, chômage et patrimoine pour des décennies. Le comparatif statuts freelance ci-dessus vous donne une vision chiffrée et personnalisée.

La micro-entreprise : simplicité et rentabilité pour débuter

La micro-entreprise (anciennement auto-entreprise) est le statut le plus populaire en France avec plus de 2,5 millions d'inscrits. Son principal avantage est la simplicité : pas de comptabilité obligatoire, déclaration en ligne mensuelle ou trimestrielle, cotisations proportionnelles au chiffre d'affaires encaissé. Pas de CA = pas de charges.

Les cotisations sociales sont calculées sur le CA brut à un taux fixe : 12,3 % pour la vente de marchandises, 21,2 % pour les prestations de services BIC, et 25,6 % pour les professions libérales BNC. L'impôt sur le revenu peut être payé via le versement libératoire (taux fixe de 1 % à 2,2 %) ou au barème progressif avec un abattement forfaitaire de 34 % à 71 % selon l'activité.

Les limitations : plafond de CA à 77 700 € en services (188 700 € en vente), pas de déduction de charges réelles, pas d'assurance chômage, retraite minimale, et pas de protection du patrimoine personnel (sauf résidence principale). Pour un calcul détaillé, utilisez notre simulateur micro-entreprise.

L'EI au réel : la puissance de la déduction des charges

L'Entreprise Individuelle au régime réel est le même statut juridique que la micro-entreprise, mais avec une option fiscale différente. Au lieu de l'abattement forfaitaire, vous déduisez vos charges réelles : loyer de bureau, matériel informatique, assurances professionnelles, expert-comptable, déplacements, repas d'affaires, formations. L'EI au réel devient plus avantageuse que la micro dès que vos charges réelles dépassent l'abattement forfaitaire : plus de 34 % du CA en BNC, plus de 50 % en BIC.

La SASU : la société pour les freelances ambitieux

La Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle (SASU) fait de vous un assimilé salarié : bulletin de paie, régime général, retraite Agirc-Arrco. Les charges totales (~67 %) sont les plus élevées des quatre statuts, mais l'optimisation via les dividendes (flat tax 30 %) peut inverser la donne pour les CA supérieurs à 80-100 000 €. Autre atout majeur : si vous ne vous versez aucune rémunération, vous conservez vos droits à l'assurance chômage (ARE). Simulez votre situation avec le simulateur chômage freelance.

Le portage salarial : la sécurité du salariat sans les contraintes

Le portage salarial est un statut hybride : vous êtes salarié d'une société de portage qui facture vos clients pour vous. Vous bénéficiez de la couverture sociale complète : assurance chômage (ARE), retraite cadre, mutuelle collective, prévoyance, CPF. Vous gardez environ 47 à 55 % de votre CA, contre 65-75 % en micro. L'écart de 15-25 % est le prix de la protection sociale. Pour une estimation chiffrée, consultez le simulateur portage salarial.

Le bon statut selon votre CA

  • CA < 40 000 € : micro-entreprise quasi systématiquement. Charges faibles, gestion simple, pas de TVA.
  • 40 000 – 77 700 € : micro si peu de charges, EI réel si charges > 34 % du CA. Le portage si vous voulez la sécurité.
  • > 77 700 € : plus de micro possible en services. SASU avec optimisation dividendes, EI au réel, ou portage selon vos priorités.